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06/01/2012

145. Bulle de croyance


Texte lu


Encore un texte sur la croyance !

Le sujet est important car assujetti à nombre d’éléments, il concerne une multitude de personnes. D’où l’idée d’en décliner une variation supplémentaire.

- une fois  zéro égal zéro

- un milliard de fois zéro égal zéro

Quel que soit le nombre utilisé, lorsqu’on le multiplie par zéro, le résultat sera toujours zéro.
N’en serait-il pas de même pour les croyances ?

Prenons une croyance, n’importe laquelle, car il s’agit du modèle en lui-même qui est envisagé ici.
Au départ, la croyance est balbutiante et ne concerne qu’une personne. Elle est certes réduite à la portion congrue, mais contient en elle tous les ingrédients nécessaires à sa croissance : la simplicité d’adhésion et le réconfort psychique.

Elle forme comme une bulle dans laquelle l’on apprécie de s’y retirer.

Puis la croyance fait de nouveaux adeptes, gagne en notoriété et se voit dotée de structures sociales et pérennes.

Qu’est-ce qui a changé ?

- la taille de la bulle ;

- les adeptes de la croyance peuvent s’y rencontrer et communiquer ;

- la croyance se renforce, elle devient conviction. La conviction, stade suprême de la croyance !

Qu’est-ce qui demeure ?

- la notion de bulle ;

- elle délimite le monde de la croyance et sépare de la réalité.

Lorsque la conscience s’est dégagée de sa, ou ses bulles de croyances, a-t-elle accès à la réalité ?

Non, s’extirper des croyances s’avère une condition nécessaire, mais non suffisante pour vivre le réel. Par ailleurs, lorsqu’il est fait mention de croyances, cela inclut également la non-croyance qui n’est qu’une croyance négative, et participe d’un même type de construction mentale.

Une fois à l’extérieur des bulles, qu’elle peut être la voie à suivre pour parvenir au réel ?
Il n’y a pas de voie particulière pour mener au réel. En être persuadé relève d’une autre construction mentale.

Etre attentif permet de stabiliser la conscience, l'empêchant de basculer vers des états subjectifs. Vivre cela évite bien des écueils, à condition de ne pas en faire une voie spécifique. 

05/01/2012

146. La boucle est bouclée


Texte lu


Connaissez-vous les « ancres » ? Oui ? Non ? Les liens « hypertexte » alors ? Ce sont des mots ou des signes qui, lorsque l’on clique dessus (traitement de texte, page Internet), renvoient instantanément vers une autre partie de la page affichée à l’écran, ou sur un emplacement  situé dans une autre page qui s’ouvrira.

Ce qu’il faut retenir ici c’est à la fois : la rapidité du phénomène et le déplacement forcé.
Sur cette base, peut-on initier un rapprochement entre la programmation informatique et la conscience ? Essayons.

Si l’on veut bien s’en donner la peine, on remarque que certains de nos comportements se calquent sur le principe du lien « hypertexte ».

En effet, une situation particulière (pensée, parole, action) peut déclencher une réaction immédiate, non contrôlée, souvent de nature émotionnelle.

Serait-ce que certains neurones s’associent pour former une « ancre psychique » ?

Dans une page Internet, pour concevoir un tel lien, il est nécessaire d’écrire une ligne de programmation. Celle-ci permettra le saut d’un endroit à l’autre lorsque l’internaute cliquera sur le mot ou le signe typographique concerné.

Qu’en est-il des « liens » de la conscience ?

Le début est identique : l’évènement générateur et la réaction immédiate.

C’est une programmation neuronale qui découle de comportements répétés, issus de notre manière d’être.

Et que révèle cette attitude ? Un manque d'attention !

04/01/2012

147. La mémoire subjective


Texte lu



En lui-même, un événement est neutre. Il acquiert de la substance, une fois accaparé par la conscience. Et là, il est : compris, ajusté émotionnellement, mémorisé.

D’une certaine façon, l’événement primitif est dessiné en ligne claire (traits simples, comme ceux utilisés par Hergé, le créateur de Tintin), puis il gagne en relief et en couleurs lorsque les émotions et l’intellect l’enluminent.

Il se constitue ainsi, au fil du temps, une mémoire consciente et inconsciente, comme des feuillets que l’on ajoute à un classeur.

S’ils ne disparaissent pas dans l’oubli, les faits deviennent disponibles et activables à loisir en puisant dans la mémoire. Alors le souvenir restitue les impressions d’origine, surtout lorsqu’elles sont de nature émotionnelle.

Certes, la raison et la morale peuvent corriger des aspects que le consensus social réprouve, mais il faut compter avec les fantasmes et le vécu inconscient.

Dès lors, il convient de rester très prudent avec la mémoire subjective, qui implique le sujet pensant, notamment lorsqu’elle puise son énergie dans la conscience émotionnelle. Et n’oublions pas que, tel l’iceberg, l’inconscient qui représente la partie immergée du réservoir de la pensée contient 90 % de l’ensemble.

Mais le tout se rassemble en un certain état de conscience à l’origine des pensées diffusées, qu’elles soient émises volontairement par le biais de l’intellect, expriment des émotions ou affluent en hordes parasites.

Et cet état de conscience peut être transmuté instantanément par l'attention.


03/01/2012

148. Ego et zone de confort


Texte lu


La zone de confort est l’apanage du cerveau, il l’élabore, la renforce et la maintient.

Naturellement, le cerveau procure à son hôte, la conscience, un « lieu », une « place » qui lui correspond, où elle apprécie de s’y retrouver.

Cette zone de confort porte-t-elle bien son qualificatif ? Oui pour la personne concernée, mais pas nécessairement de façon générale.

Ainsi, la zone de confort d’une personne dépressive contient tous les ingrédients contribuant à maintenir cet état particulier, et surtout de le rendre sécurisant. Car le cerveau, reconnaissant les symptômes et ce qu’ils créent comme attitudes, produit un environnement psychique adapté. D’où la difficulté, lorsque l’on observe la situation de l’extérieur, à comprendre comme il est possible de se complaire dans cet état pathologique.

Ce processus peut être généralisé. Postulons donc : « Autant de personnes, autant de zones de confort ».

Comme pour les empreintes digitales, il n’existe pas deux cerveaux identiques pour toute l’humanité. Dès lors, si des similitudes apparaissent dans les zones de confort, chacune possède sa touche personnelle.

Donc, qu’est-ce qui peut être à l’origine de cette « zone », et comment expliquer les similarités ?

Le cerveau se modélise tout au long de l’existence : chaque action l’affecte, et d’autant plus qu’elle se répète, c’est l’apprentissage et la plasticité cérébrale.
Il convient donc de s’interroger sur les éléments susceptibles de modeler durablement cet organe. On peut citer : l’éducation, les conditionnements, les affects.

Or, tout cela s’avère étroitement lié au modèle sociétal dans lequel « surnagent » les personnes, et qui imprègne durablement .les consciences. Ajoutons à cela la mondialisation et l’uniformisation qui en résulte, on obtient ces comportements récurrents et les zones de confort similaires.
Et l’ego dans tout cela ?

Eh bien il se construit patiemment, faisant son miel de tout ce que captent et restituent les émotions et les réflexions plus ou moins conditionnées. Il devient ainsi un expert dans l’édification des zones de confort pour mieux s’y installer !
On reconnaît bien là l’entité perverse dénoncée à l’envie par nombre de mouvements religieux, spirituels et philosophiques, le gardien du seuil empêchant l’accès à la connaissance de soi !

Doit-on, après ce constat amer, en rester là ?

Non ! Alors, reprenons…

L’ego permet à la personnalité de se structurer, et surtout de s’adapter à son environnement psychosocial.

Or, cet environnement ne s’est pas fait en  un jour, mais résulte d’une accumulation de pensées savamment architecturées pour élaborer le modèle sociétal. L’ego crée donc un lien puissant entre ce modèle et la zone de confort.
Mais ce qui se fait peut se défaire.

Et ici aussi, c’est l’ego qui intervient, susceptible et capable de fournir ce travail de déconstruction mentale.

Comment cela ? Tout simplement à partir du libre arbitre, de la volonté et de l'attention.

Donc, ne méprisons pas l'ego, ne le considérons plus comme un obstacle insurmontable sur le chemin de l'évolution personnelle. Si nous le voulons, il deviendra un allié sûr, indéfectible, le canal privilégié pour accéder à la connaissance de soi, là où toutes les zones de confort sont abolies.

02/01/2012

149. Amitié et attention


Texte lu


La conscience ordinaire qui œuvre au quotidien, et s’appuie sur les émotions et l’intellect, s’élabore à partir de constructions mentales : qu’il s’agisse des tâches répétitives auxquelles on doit satisfaire, des croyances, des certitudes, des choix en amitié… Ces édifices mentaux s’articulent et se relient entre eux par le biais de la mémoire, c’est l’un des fondements du problème.

Deux entités participent à la réalisation de ces constructions mentales : le maître d’ouvrage (celle qui décide des constructions mentales à édifier) et le maître d’œuvre (celle qui participe à leur construction et leur entretien). Naturellement, ces deux entités n’en font qu’une : la personnalité égoïque, disons l’ego pour simplifier.

On va s’intéresser ici à l’une de ces constructions mentales : l’amitié. Vaste sujet ! En effet, pris dans le tourbillon, souvent malsain, du modèle sociétal dans lequel nous sommes plongés, quel réconfort, quel havre de paix peut nous apporter la fréquentation des amis !

Comment se construit une amitié ? Voici un schéma à la fois possible et commun : fréquentation de personnes, découverte d’affinités, plaisir de les partager, renforcement des liens au cours du temps.
On suppose cela bien compris. Tentons une analogie avec ce qui va suivre.

Au début, il y a ce terrain en friche, puis égalisé pour accueillir les prémisses d’un chantier de construction. Enfin le bâtiment apparaît dans son intégrité, puis il subit les affres de la dégradation, avant d’être détruit. Cette construction possède une apparence que l’on apprécie, mais l’on aime plus encore s’y retrouver à l’intérieur et partager des moments d’échange et de complicité.

Par ailleurs, rien ne saurait troubler la communion qui règne à l’intérieur, aussi, à la moindre disharmonie, un trouble envahit le mental, c’est comme une lézarde qui s’agrandirait démesurément à la surface de ce bel édifice : on ne voit plus qu’elle !

Alors, plus question de partager des moments agréables dans ce milieu naguère exquis. Ce que la conscience a construit, la conscience le détruit !

Ce scénario de l’amitié, tel qu’il prend forme dans la conscience ordinaire, peut-il se manifester lorsque l’attention modifie le niveau de conscience ? Abordons maintenant la thématique de l’amitié et de l’attention en posant la question : « Est-il possible de développer des relations amicales lorsque l’on place l’attention au cœur de l’être ? »

Oui, mais avec une perception et des conséquences bien différentes.

Pour fixer les idées, considérons les relations entre une personne faisant de l’attention son centre d’action, et d’autres personnes.

Des relations prennent forme, certaines s’inscrivent dans le temps.
Elles se différencient par la quantité d’informations collectées au cours du temps, et la décision de maintenir ou non la relation.

Parmi ces informations, certaines peuvent ne pas s’inscrire dans le cercle de partage, mais cela n’affectera pas la personne attentive, dans la mesure où il n’y a pas péril en la demeure (et cela serait détecté immédiatement par l’attention). L’amitié vécue dans l’attention n’impose pas de choix devant satisfaire les deux parties, s’il y a désaccord, on n’évoque pas le sujet, respectant la liberté de chacun.
Avec l’attention, la conscience ordinaire étant placée en retrait pour la manifestation des pensées parasites, il ne saurait y avoir d’ossature rigide imposée à la construction mentale que l’on nomme amitié.

-      Une question.

-      Oui.

-      Mais la personne en quête d’amitié pourra dire : « J’ai besoin de cette présence, cela me renforce. Et s’il m’arrivait un problème, cela est réconfortant de pouvoir compter sur cette amitié ! »

-      Cela ne reflète qu’une chose, l’attachement que manifeste l’ego. On revêt ce comportement de vêtements d’apparats, comme l’amitié, pour qu’il soit plus présentable.

-      Et comment agirait une personne attentive ?

-      Placée face à une demande, elle interviendra naturellement, dans la mesure de ses moyens, sans calcul, sans que son geste ne soit guidé par des décennies d’amitié.

-      Une autre question.

-      Oui.

-      Tu laisses entendre que notre existence ne serait qu’une accumulation de constructions mentales, utilisant la mémoire comme « ciment ».

-      Je confirme.

-      Et tu conclues en affirmant que la mémoire est le problème essentiel.

-      Oui, j’ai raccourci l’énoncé au risque d’y introduire la confusion.

-      Je suis confus effectivement !

-      Alors, essayons de lever cette confusion.

-      J’en serais ravi !

-      C’est de la mémoire subjective dont il s’agit, celle qui s’applique à pigmenter les événements de colorations émotionnelles. Une personne attentive n’en ressent pas les effets.

-      Mais la mémoire est nécessaire dans l’existence sinon, comment effectuer, même les tâches les plus banales du quotidien ? Comment pratique une personne attentive, comme tu le dis, si elle n’en ressent pas les effets ?

-      Bien sûr que la mémoire est nécessaire dans notre existence. Une personne attentive possède cette mémoire indispensable. Mais je parle des effets de la mémoire lorsque celle-ci s’abreuve au réservoir émotionnel.

-      Ce n’est pas bien d’avoir des émotions ?

-      On confond les émotions avec la sensibilité.

-      C’est-à-dire ?

-      Les émotions produisent une forme d’excitation qui peut amener l’accoutumance, même pour les émotions négatives (certaines personnes se complaisent dans le mal-être). Pour les émotions positives, cette réaction exaltante devient un code du bien-vivre ensemble, en être dépourvu devient suspect. La sensibilité est une réponse émanant du partage, elle reflète la sympathie, aucune excitation ne l’affecte.

-      D’accord.

-      Encore des questions ?

-      Non, ça ira.

N'hésite pas sinon.

01/01/2012

150. Réflexions sur l'existence


Texte lu


Un thème déjà abordé, en profondeur ou partiellement, alors pourquoi y revenir ?

Ce sujet est essentiel. Le titre peut « accrocher » un lecteur qui n’aurait pas pris connaissance des autres textes qui y font référence.

Enfin, le traitement est concis : une succession de phrases courtes, telles des propositions incluses dans une démonstration mathématique.

Un préalable : cela n’est pas une incitation à se satisfaire de sa condition sociale et matérielle, mais  bien une réflexion sur l’être que nous sommes.


-    Nous vivons dans un modèle sociétal qui édicte ses règles.

-    Ces règles reposent actuellement sur le matérialisme et l’affirmation de soi.

-    Dès la naissance, les dés sont en bonne partie jetés.

-    D’abord : prendre le temps de la réflexion.

-    Ce modèle est-il le meilleur qui soit ?

-    Une réponse possible en observant le sort de la population mondiale.

-    Se poser la question : « Suis-je simplement le reflet que me renvoie le miroir de ce modèle sociétal, ou autre chose ? »

-    Ce modèle, qui se conforte et s’impose au cours du temps (on nomme cela la mondialisation), n’en est qu’un parmi d’autres.

-    Donc, être le reflet de quelque chose qui, de plus, n’est pas unique ne saurait satisfaire une existence.

-    Alors qu’est-ce qui, au cours de l’existence : dure, est unique, et nous caractérise ? La conscience.

-    Mais cette conscience à un corps, et celui-ci a des besoins.

-    Oui : respirer, boire, manger, se vêtir et se loger.

-    Il est nécessaire de les satisfaire au minimum avant de s’occuper de l’esprit.

-    Au-delà, on vit dans sa conscience : on peut se sentir bien dans un petit logement, et à l’étroit dans un château.

-    Alors, comme on le ferait pour une demeure, il convient de rendre cette conscience agréable et confortable.

-    D’abord, faire le ménage et ranger pour assainir et libérer de l’espace.

-    Comment faire ? Engager un changement de niveau de conscience :


§  En effet, comme l’on vit dans sa conscience, c’est d’elle, de sa manière d’appréhender les événements et d’agir que tout doit procéder.
   

§  Il faut donc mettre la conscience ordinaire en retrait, celle qui est l’origine du modèle sociétal, le maintient et s’en nourrit.
                        

§  La conscience ordinaire : c’est l’émotionnel, pour l’essentiel, et l’intellect.


§  Ce n’est pas l’intellect que l’on place à l’écart, mais ses excès : 
l’hypermentalisation et les pensées parasites qu’il génère.


§  Pour y parvenir : volonté, attention et vigilance.


§  La volonté comme moteur, l’attention pour conscientiser, et la vigilance pour déceler les défaillances de l’attention.
                        

-    Les difficultés :


§  Se maintenir simplement dans cette voie : y parvenir ; ne pas regretter quand on échoue, mais recommencer ; ne pas s’enorgueillir lorsque l’on réussit.
                                                   

§  Être confronté en permanence au modèle sociétal, et céder : c’est le premier écueil, celui qui concerne l'être seul, face à lui-même, et qui doit composer avec son éducation et ses conditionnements.
                                                             

§  L’être social : il doit, en plus, faire face aux conséquences de ce changement radical qui l’anime, et qui n’est pas partagé par le cercle des intimes (famille, amis).
                                                           

-    L’aide :


§  Personnelle, elle est lovée aux tréfonds de soi.


§  Ce qui l’attise : la force du questionnement initial (que suis-je ?) et la capacité de le porter en soi.
                        

-    L’aboutissement :


§  Le corps et la conscience, l’embarcation pour passer d’une rive à l’autre :  prendre soin du  premier, et utiliser la seconde comme vigie pour traverser en confiance.


§  Cela nous offre l’opportunité et la capacité d’être la goutte d’eau qui ne verra pas le futur océan.



§  La connaissance de soi.
                                                        
                         
 §  Exprimer cela et le partager, ne serait-ce que par la               manière d'être au quotidien.