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22/01/2012

129. Franchir la deuxième haie

               Texte lu 



     Dans une course de haies, avant de franchir la deuxième barrière et les suivantes, il faut avant tout passer la première, une logique implacable !
     Il en est de même dans notre approche relationnelle, mais nous l’oublions ou n’en prenons pas conscience. Est-ce à dire que le rapport aux autres se vit comme une course d’obstacles ? Voyons sur un exemple pour mieux appréhender le sujet.

     « Je me suis disputé avec ma fille, pourtant elle a bien vu que j’étais en souffrance. Je n’attendais pas grand-chose, simplement qu’elle comprenne la situation et agisse en conséquence. »

     Se trouver en capacité d’écoute, savoir  quel comportement adopté et agir, suppose au moins deux éléments : le percevoir et passer à l’action. Une intervention possible à condition qu’aucun obstacle ne s’interpose devant la faculté d’observer et la volonté d’intercéder.
     Cet obstacle, c’est soi, ou plus exactement, une image particulière de soi-même formée d’agrégats psychiques (conditionnements, préjugés, mémoire).

     Il convient donc d’oeuvrer au préalable sur ces entraves que la conscience ordinaire érige en permanence si nous n’y prenons pas garde.
     Si, selon le proverbe : « Charité bien ordonnée commence par soi-même », conscience cohérente débute par l’éradication de ses impuretés.
     Une fois ce travail accompli, et une fois seulement, rien ne peut endiguer la liberté d’agir, et rien n’empêche d’être attentif aux autres.

     Si cette orientation personnelle conduisait à l’indifférence, il manquerait l’essentiel : la reconnaissance spontanée du lien unissant les consciences.

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