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06/04/2012

54. Le disque C:\ par défaut

     Texte lu



     Emettons une hypothèse, non pas audacieuse mais relevant du sens commun, et qui emprunte à l’informatique : le cerveau permet à la conscience de fonctionner à partir d’un disque dur (mémoire de stockage d’informations pouvant être utilisée par un ordinateur) qu’il met à sa disposition, et dont le support par défaut (C:\) correspond à la conscience ordinaire (émotionnel et intellect).
     Une précision avant de poursuivre. Un disque dur dispose d’une certaine capacité de stockage. Cette contenance peut être divisée en plusieurs zones indépendantes, cela consiste à effectuer des partitions du disque dur. Chacune d’elles sera identifiée ainsi : C:\ (origine), D:\ (deuxième partition), E:\ (troisième partition)...Lorsque l’on met l’ordinateur en marche, celui-ci s’ouvrira normalement sur la partition C:\. Pour travailler à partir d’une autre zone du disque, il faut intervenir sur les commandes.

     Finalement, c’est à peu près la même chose que le cerveau nous fait vivre au quotidien.
     A chaque « démarrage », lorsque l’on expérimente l’environnement, cela se manifeste par défaut à partir de la conscience ordinaire (la partition C:\), et il en est ainsi tant que le cerveau fonctionne !
     Pour changer la donne, percevoir, observer, ressentir différemment, il faut « changer de partition », d’appeler celle qui permet « d’installer » la conscience attentive (D:\ par exemple). Les commandes sont simples : libre arbitre et volonté.
    
     Pourquoi en est-il ainsi ?
     Les conditionnements et les habitudes de vie. Le cerveau accomplit l’une de ses fonctions de base : intégrer du mieux possible la personnalité dans la conformité. Celle-ci émane de l’ordre sociétal ambiant : affirmation de soi dans les limites d’un cadre consumériste, soutenue par la conscience émotionnelle.
     Déroger à la règle et choisir d’évoluer à partir de D:\ peut donner l’impression (si cela n’était qu’une impression !) d’avancer à contre-courant, d’être ramené au réalisme ambiant par une force élastique dont nous nous serions trop éloigné.
     Mais cette action de rappel n’est reliée qu’à la conscience ordinaire, elle se désagrège lorsque l’on observe les événements avec vigilance et attention, des conditions toujours requises car même si cela s’avère de plus en plus facile avec la pratique et le temps, ce n’est jamais acquis de façon définitive !
     

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