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"Vie, Conscience et Partage" : Un voyage au cœur du changement

Initialement présenté sous forme de dialogues, ce texte invite désormais à une exploration plus profonde de la conscience. Les échanges initiaux ont été transformés en un exposé fluide, vous guidant pas à pas vers une compréhension nouvelle des niveaux de conscience et de leur impact sur notre quotidien.

Ce n'est pas seulement un livre à lire, mais une expérience à vivre. C'est pourquoi un chapitre entier est dédié à la respiration, ce pont essentiel entre le corps et l'esprit. Vous y découvrirez des exercices simples et accessibles, conçus pour s'intégrer facilement à votre routine. Ils sont la clé pour passer de la théorie à la pratique, vous offrant les outils concrets pour initier un véritable changement et ancrer une nouvelle conscience dans votre vie de tous les jours.

💡 Conseils pour la Table des Matières (TDM) Interactive

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Chaque version contient l'intégralité du texte et des exercices pratiques.

11/03/2012

80. Le paradoxe de la croyance

          Texte lu



La croyance, c’est cette capacité étonnante du cerveau d’offrir à son hôte, en l’absence éventuelle de réflexions préalables, et surtout d’éléments probants, la possibilité de fonder une certitude, seul contre l’avis de tous, quels que soient les arguments opposés.
     Ce processus mental se suffit donc à lui-même pour accaparer un  esprit, mais s’il trouve des ramifications à travers d’autres consciences, il se renforce considérablement, déployant une vigueur insoupçonnée.
     Aussi, ce phénomène étonnant fera-t-il l’objet de deux approches, l’une abordant la croyance en elle-même, l’autre ayant trait à son partage.

    « On croit tous en quelque chose », ou « on a besoin de croire ». Ces remarques banales nous semblent d’évidence. Est-ce une certitude ?
     Les statistiques de l’ONU révèlent que près de 85 % de la population mondiale se réfère à une croyance religieuse ou spirituelle, il y aurait donc 15 % d’athées. Mais cela signifie-t-il que ces personnes n’éprouvent pas le besoin de croire en quelque chose ?
     Plutôt que d’apporter une réponse dont la portée et la valeur
seraient limitées, il semble plus intéressant de s’attarder sur la notion de croyance en elle-même.

     Tout d’abord, qu’est-ce que la croyance ? Le fait de croire à, ou en quelque chose, le tenir pour vrai sans preuves ou vérifications. On peut donc opposer la croyance à la certitude.

     Voyons sur un exemple bien connu des élèves en géométrie : dans un espace plan sans courbure (on exclut donc la sphère), la somme des angles d’un triangle vaut 180°. A partir de cette information, on décide de dessiner quelques triangles, dont on aura mesuré les angles pour en faire la somme : le résultat correspond bien à ce qui était annoncé, du moins, selon la précision des figures.
     On peut « croire » qu’il en sera de même pour tous les triangles, ou manifester un doute. Dans le second cas, une démonstration rigoureuse de ce théorème s’impose. Dès lors, nul besoin de croire que cette propriété concerne tous les triangles, l’assurance s’est installée définitivement, y recourir ne nécessite qu’un minimum d’énergie : retrouver l’information, désormais enregistrée et classée dans la mémoire de l’intellect.

     Qu’en est-il de la croyance ? Dans les milieux où elle s’affirme (religions et spiritualités), elle ambitionne de rivaliser avec la certitude, voire de la surpasser avec la foi, d’où le paradoxe évoqué.
     En effet, l’évidence ne se laisse pas apprivoiser facilement, elle repose sur des règles rigoureuses (démonstrations scientifiques) patiemment élaborées, alors que la foi suppose tout le contraire : moins l’on cherche à savoir, plus l’on s’abandonne aux vérités révélées, plus l’acte de foi est intense.
     Alors, de la croyance naît la conviction. La conviction, c’est l’énergie nécessaire qu’il convient de déployer en permanence pour transformer une croyance en certitude ; de métamorphoser un château de cartes en forteresse imprenable : mais pour le regard extérieur, l’édifice peut s’effondrer à tout instant.

     Sur quoi repose la croyance ? Une information, une étude, un sentiment, un besoin. Un seul de ces éléments suffit pour générer une croyance, il s’agit de l’amorce, pérennisée par un long processus d’entretien.
     Donc la croyance naît, soit d’une réflexion (étude), soit d’une émotion (sentiment). Cela permet de répondre à la question initiale, non posée mais déduite des remarques introductives : « d’où provient ce besoin de croire en quelque chose ? »
     Pour cela, au moins deux ingrédients s’avèrent nécessaires : la naissance du besoin, et la capacité de l’exprimer. Cette aptitude existe et porte un nom : la conscience ordinaire, surtout dans son aspect émotionnel ; quant au « besoin », on peut y mettre le pluriel sans hésiter, il suffit pour cela d’observer le spectacle permanent de la société : inégalités, frustrations, violences...


     Reste le dernier point : peut-on s’abstenir de croyances, sans pour cela être pétri de certitudes ? Oui, lorsque la conscience attentive se manifeste.

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